La guerre entre Anges et Démons a cessé récemment tandis que les Déchus pris en tenaille tentent de survivre. Mais un autre danger attend les anges qui tombent : le goût des démons pour les esclaves, distraction entre deux intrigues mortelles.
 
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 Oryas - Un Chroniqueur infernal à la cours démoniaque [Fini]

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MessageSujet: Oryas - Un Chroniqueur infernal à la cours démoniaque [Fini]   Jeu 16 Jan 2014 - 11:46


XER’BETH Oryas






  • Age : 353 ans mais n’en parait pas Trente
  • Surnom : Ory’
  • Race : Démon
  • Classe : démon mineur
  • Préférence : Réversible *huhu*
  • Ce que vous aimez: Crier de plaisir et les entendre en redemander. Savoir des choses que les autres ignorent. Sentir le feu du plaisir parcourir mon corps. Me mirer, m’observer, me contempler. Mon frère. Redescendre les anges de leur piédestal. Les souiller. Les haïr. Les aimer. Ressentir et graver la douleur et toute cette myriade d’émotion colorée. Gouter la peur du bout des lèvres et la provoquer chez les autres. Etonner. Profiter. Partager. Expérimenter. Souffrir. Faire souffrir. La guerre et l’union de deux corps. La contradiction. La Luxure. La beauté. L’esthétisme. Le mystère. La curiosité. La gourmandise. Les pêchés. Obtenir ce que je veux. Voir la convoitise dans votre regard. Votre jalousie. Dessiner, peindre, retranscrire.
  • Ce que vous détestez: Louper des faits intéressants. La candeur préservée. Les anges qui cèdent trop vite. Les jouets cassés. Mon père. Ma mère. Que vous vous jouiez de moi. Le plaisir dont je ne suis pas maître. Observer sans participer. Le laxisme de certains. L’ignorance des autres. Que l’on me refuse ce qui m’est dû. L’absence de désir lorsque l’on me voit.



Physique




« Miroir, mon beau Miroir, dis-moi, qui est le plus beau ? »

Bien sûr, le miroir ne me répondit pas. Ce n’était qu’une vulgaire glace, tout juste bonne à renvoyer l’image de mon corps parfait. Un soupir de plaisir franchit mes lèvres alors que je m’observais, nu, sous toutes les coutures. Je frôlais les deux mètres et possédait une masse musculaire tout aussi impressionnante. De nombreuses heures d’exercice – surtout dans le lit des autres – avaient sculpté ce corps époustouflant. Il m’était difficile de détourner les yeux des courbes gracieuses de mon corps, du galbe de mes fesses et de mes cuisses ou encore du corps armé entre mes jambes… Hm, comme le démon est esthétique dans son plus simple apparat...
La couleur laiteuse de ma peau avait déjà fait des envieux chez les démones que je fréquentais mais je ne pouvais leur en vouloir. Susciter leur jalousie était l’un de mes plus grands plaisir. L’apollon que j’étais était fier de voir la convoitise briller dans leur regard. Et puis, qui pouvait renier un corps aussi parfait ? Qui pouvait résister à l’envie de le toucher ?!
Ah ! Si je le pouvais, je me ferai un plaisir violent à m’étreindre et à faire couler le pourpre du sang sur l’albâtre de mon corps. Je prendrais plaisir à voir cette masse puissante se plier sous moi et je serais conquis de l’entendre gémir et exploser dans le râle rauque de la jouissance…
Il m’est malheureusement impossible de me dédoubler. Mais d’autres se chargent à merveille de remplir cette délicieuse mission.
Mais peut-être voulez-vous connaître le reste de mon anatomie ? Il est vrai que mon visage est loin de laisser insensible. J’ai du charme autant que de la beauté et mes yeux rieurs aux iris vermeilles ne cessent jamais de vous dévorer, de vous flatter ni de vous soumettre. Mon sourire fait de même et je vois déjà d’ici vos corps exquis se déhancher et tenter de me plaire pour jouir de mon intérêt. Ah comme la beauté est vile ! Rare sont les démons à être aussi beau que moi mais même sans ça, je me vends au plus offrant. Pour le plaisir d’un dessin, rien de plus. Laissez-moi consigner dans mes cahiers, la beauté de nos deux corps mêlés. Laissez-moi retranscrire l’émotion qui nous étreint… Rien ne peut plus me combler.
Il est vrai que je suis aussi doté d’une magnifique chevelure noire, incroyablement longue puisqu’elle frôle la rondeur de mon postérieur. Des mèches lisses et indolentes qui s’éparpillent sur les draps et m’auréole de cette sombre couleur, faisant ressortir mon corps pâle. Il n’est pas toujours évident de composer avec mais elle me permet de cacher les ignobles cicatrices qu’il me reste de mon enfance.
Mon magnifique corps, souillé calomnieusement par le même démon qui a procédé à ma création ! Mon propre père, oui, celui-là même, a osé laisser la souillure indélébile du fouet dans la chair de mon dos. En témoignent les longues lignes blanches qui s’ébattent joyeusement sur ma peau sans se soucier de mes sentiments.

Mais ces cheveux me permettent aussi de cacher les nombreuses runes gravées à même ma peau sur mes omoplates. Elles concernent toutes : la connaissance, la mémoire, le savoir, et elles les sacrent. Elles sont la preuve visuelle du don familial que j’ai reçu à ma naissance. Un don, ou peut-être une malédiction. Mais elles ne sont pas désagréables à voir et le léger relief sous vos doigts vous fait toujours frémir. J’aime ce frémissement sur votre peau, sur ma peau… Alors, si vous les découvrez, je ne vous en voudrais pas.
Du moins, tant que vous ne m’interrogez pas sur leur signification. Car seul les Chroniqueurs ont le secret des souvenirs et la passion de l’histoire.



Mental





« Je ne suis ici qu’une ombre transparente, une sorte de copie fragile, un reflet provisoire de l’immensité de Dieu. Il est mon original et je suis sa plus belle création »

Qu’il vous en déplaise ou non, je suis un être vaniteux. Et je l’avoue avec flegme, je n’ai absolument aucun problème avec l’amour débordant que je me porte. Je m’aime, voilà tout et rien de ce que vous direz ou ferez ne me fera changer d’opinion. Ah, vous pouvez m’injuriez et tenter de me faire descendre de mon piédestal, l’ignorance est ma plus belle qualité. Oui, vous m’avez bien compris. Je vous ignore et je vous marche dessus si je le peux, pour assoir mon magnifique fessier sur votre face couverte de boue ! Et j’en redemande.
Mais vous avez de la chance, je ne suis pas du genre rancunier. Vous trouvez cela étonnant pour un démon ? Qu’à cela ne tienne, ce n’est que pour mieux profiter de tous les atouts que vous pouvez m’apporter. Voyez-vous, je suis peut-être vaniteux et paraît sans doute très sot à me mirer ainsi dans vos prunelles, mais je suis aussi une bien vilaine catin. J’aime quand vous me réduisez en esclavage après avoir lutté pour prendre le dessus.
Je n’oublie ni mon rang ni ma place. Je ne suis qu’un pauvre démon mineur, un pauvre scribouilleur infernal pour vous, mais vous ne pouvez pas cacher la lueur de convoitise dans vos regard. Je la vois, je la sens et j’aime à la peindre, à l’immortaliser sur du papier. Avec des mots et des couleurs.
Le kama-sutra n’a rien à envier à l’envergure de ma mémoire ni à mon imagination débordante. Vous seriez étonné de voir toutes les positions que peut épouser un corps, l’harmonie qui se dégage ensuite de l’union et le plaisir intense qui la gouverne.

Je suis un esthète. Ce que j’aime, c’est la beauté des choses, l’harmonie et l’équilibre qui peut régner dans une pièce mais surtout dans un couple. Oui, vous pouvez le dire, je suis un véritable fou pour les miens. Mais ce que vous ignorez encore c’est que ce si fragile harmonie que je me borne à aimer, j’aime encore plus le briser.
Je suis un être contradictoire et comme mon miroir je possède deux facettes nettement identifiables. Je ne vous parle pas ici d’une maladie mentale, car je ne fais qu’être moi. Je suis un être torturé par des désirs opposés et je tente au mieux de les combler tous. Je déteste perdre, surtout contre moi-même. J’aime être maître de mes désirs autant que de mes peurs. Je suis un être au sang chaud, à la fois impulsif et retord, guerrier et sanguinaire… Et pourtant je peux être terriblement doux, terriblement aimant. Je peux être patient et panser vos plaies avec délicatesse.
Je me renouvelle sans cesse, comme une ombre insaisissable. Vous pensiez m’avoir capturé dans vos filets mais quand vous voulez me faire vôtre je ne suis déjà plus là. Qu’il est alors douloureux, le goût de l’échec  sur votre langue. Sans parler de cette frustration de ne pas avoir pu faire de mon corps un réceptacle à votre envie. Et je peux alors sentir la rancœur, la haine… Tant d’émotions aux milles couleurs dont je me gave jusqu’à la satiété.
Mais, ne vous inquiétez pas. Je ne suis pas un être docile mais je sais aussi faire des consentements. Si vous êtes cruels et incroyablement bon avec moi, il se pourrait que je vous récompense et que je vous laisse me happer sauvagement. Oui… Je veux jouir de vous jusqu’à sentir mes muscles tendus par l’effort. Je veux me rebeller et pourtant vous laisser vous enivrer de moi jusqu’à la lie, déchéance suprême lorsqu’à la fin, vous vous rendez compte que je n’ai jamais cédé à vos exigences.
Je ne suis là que pour mon propre plaisir, ne l’oubliez jamais, et si j’aime voir le vôtre et me repaître de lui, ce n’est que par pure satisfaction personnelle.
Ne vous laissez jamais avoir, je suis un être extrême, égoïste et tordu. Et je cache de biens vilains secrets… Qui, si vous les découvrez, pourraient bien vous perdre dans la même folie que moi. Ah quelle est douce, la folie de mon âme, doux-amer et c’est alors que vous plongez dans le doute le plus profond à ma plus grande joie.
Je ne suis qu’un énorme quiproquo, une équation irrésolue, une énigme sans réponse, un paradoxe vivant. J’aime et je hais tout autant, pour les mêmes choses, au même moment.

Il ne manque plus pour que vous compreniez jusqu’où je pousse le vice, qu’à vous parlez du reste. En véritable esthète, je suis aussi un gourmet. Je cumule de bien nombreux péchés dans lesquels je m’enlise avec volupté. Mais il y a quelque chose qui, par-dessus tout, pousse ma folie au paroxysme : les anges.
Peu importe qu’ils soient purs ou déchus, du moment qu’ils finissent entre mes bras, rien n’a plus aucune importance. Je suis une catin, c’est vrai, mais je suis aussi un odieux pervers. J’aime tâcher la pureté de ces esprits insolents  et les briser lentement, doucement, pour observer leur si sombre déchéance. J’aime les voir résister, tenter de survivre et finalement succomber au vice à leur tour. Je suis capable des tortures les plus délicieuses et j’ai même aménagé une pièce juste pour eux.
C’est l’un de mes plaisirs les plus cruels. Les torturer jusqu’au plus profond de leurs esprits et les chérir du plus profond de mon cœur. Je veux admirer jusqu’à mon dernier souffle, l’espoir si longtemps entretenu les quitter pour ne plus jamais revenir.
Mais le plus amusant dans cette histoire, c’est que je ne suis qu’un enfant. Lorsque j’ai pris soin de briser mon jouet, il n’a plus, pour moi, aucun intérêt.





Histoire




« La coupe des souffrances n’a pas la même taille pour tout le monde »

Ma vie n’est qu’une succession de plaisir dont je me gave jusqu’à la lie. Je suis ma propre déchéance et mon propre miracle. Rien ne me passionne plus que moi. Je ne suis qu’un démon mineur mais je le suis avec classe et une beauté fracassante. Et je suis loin d’être inutile. Je détiens une mine d’informations dont vous n’avez pas la moindre connaissance et que je cache soigneusement au plus profond de mon subconscient.
Je ne doute pas qu’il vous plairait de m’ouvrir le crâne pour en extraire toutes les informations qui pourraient faire tomber des têtes, n’est-il pas ? Malheureusement pour vous ma seule ligne de conduite est celle du plaisir. Et vous pouvez toujours essayer de le toucher du bout des doigts pour me l’offrir, ce plaisir intense, peut-être alors considérerais-je que je puisse vous aider. Malheureusement pour vous, je suis sous la protection directe de Satan. N’est-ce pas cruellement dommage de ne pas pouvoir me torturer en soudoyant mon maître ?
Non, je ne lis pas dans vos pensées, sachez juste que l’histoire se répète. J’ai tué mon père de mes propres mains pour avoir sa place, tout comme il avait tué le sien avant lui pour les mêmes raisons. Notre lignée est tâchée du sang de la jalousie et du pouvoir.

Car c’est le pouvoir qui nous pousse au parricide. Chez les Xer’beth, on se transmet le don de père en fils. Et l’artefact qui va avec. Les femmes ne l’ont jamais : si j’avais eu une sœur, elle n’aurait servi à rien à part peut-être de catin pour m’atteindre. Ou du moins, tenter. Ce pouvoir héréditaire est l’un des plus inutiles lorsque, comme moi, on a rêvé un jour d’être un guerrier dans les légions infernales. Et là me direz-vous, en quoi consiste-t-il ? Je vais vous décevoir, ce n’est qu’une simple hypermnésie : notre don nous permet d’enregistrer toutes les informations, vécues, vues et entendues à l’état brut, dans un coin de notre tête. Mais ce pouvoir, Satan y a trouvé une utilité et pour le contrôler et le rendre bien plus utile, il a créé un artefact. C’est un collier, un simple collier constitué de trois grosses perles noires que le maître de l’Enfer lie au Chroniqueur nouvellement nommé après un rituel tenu secret qu’il est le seul à connaître. Car, à chaque fois qu’il procède à ce rituel, le démon de notre lignée à le subir est endormi, pour préserver son mystère.
Car le sommeil est un peu comme un état de veille pour notre hypermnésie. On ne se souvient pas mieux ou moins bien de nos rêves que les autres démons puisqu’ils sont pures fictions. Et de ce rituel, ils ne restent que les runes gravées sur nos omoplates.
Cet artefact nous donne accès aux souvenirs de nos prédécesseurs et récupère les nôtres de manière à les transmettre à la génération d’après. Rien n’est perdu, pas même ce que nous avons vécu avant d’être lié à lui. Et ce rituel, en plus de nous permettre la pleine utilisation de l’artefact le protège de tout vol éventuel : un démon qui n’aurait pas connu ce rituel aurait beau porter le collier il n’aurait accès à rien, il ne serrait qu’un objet banal autour de son cou…
Mais le comble dans cette histoire c’est que l’on se reproduit très mal : avant moi, ma mère à tenter d’enfanter 4 fois sans succès. Et entre mon frère et moi deux autres cadavres ont rejoins les eaux du fleuve…

Je crois que lorsque mon père a vu que je survivrai, il a décidé que je serai son digne successeur, docile et passionné par son travail. Il se trompait lourdement et j’ai reçu de nombreux coups de fouet pour avoir batifolé et dessiné au lieu de l’avoir suivi pour apprendre le passionnant métier de Chroniqueur. Mais honnêtement, il n’y avait pas grand-chose de plus à apprendre que ce que je connaissais déjà et de ce qu’allait m’apporter l’artefact
Mais  non, il fallait qu’il me traine à sa suite pour me mettre le nez dans les archives poussiéreuses que des dizaines de démons avant nous avaient remplies. Ca n’a pas duré longtemps. Peu de temps après ma majorité et avoir été introduit auprès du seigneur Satan, je l’ai tué. Purement et simplement. Et son cadavre a été englouti par les eaux du fleuve, ni vu ni connu. Il fallut alors que je prenne sa place, mon frère étant encore trop jeune pour pouvoir le faire. Je subis le rituel et entrait en possession du collier qui ne quitterait mon cou qu’à ma mort. Le métier de chroniqueur devint à cet instant plus passionnant. C’était étrange et éblouissant à la fois, cette myriade de souvenirs qui ne m’appartenaient pas mais auxquels j’avais accès. Savoir que mon frère adoré ne goutterait sans doute jamais cette joie était un peu triste mais bon, mon plaisir passait toujours en premier. Je voulus le laisser m'accompagner pour alléger ma charge et pouvoir enjoliver les textes anciens par mes dessins et mes peintures mais Satan n'était pas du même avis. Je me pliais donc à son ordre et restait seul à travailler, mon frère devant se trouver une autre utilité à sa mémoire disproportionnée.

Et sinon, ma vie n’était faite que de débauche dans laquelle je me vautrais avec le plus grand des plaisirs. La seule chose qu’il me manquait, c’était un ange.
Etait-ce un hasard ou une chance, j’en trouvais un, un jour et le ramenait contre son gré à la maison. Il était beau, magnifique même. Presque autant que moi. Je voulu prendre mon temps pour m’amuser avec lui, je n’étais jamais pressé pour les briser, jamais impatient. Mais au bout de longs mois de vie commune, je me rendis compte qu’il avait plus d’attachement pour mon frère que pour moi. Enfin, attachement. Disons qu’il semblait préférer sa compagnie à la mienne. C’était amusant et frustrant à la fois. Notre mère était morte peu de temps avant et je crois que mon frère ne s’en était pas vraiment remis. Il n’avait jamais été des plus sanglants ou violents comme démon et avait toujours traité l’ange avec un certain égard, comme une vénération pour ce qu’il était, sa blancheur, sa pureté, sans jamais l’abimer. Je pouvais comprendre mais mon côté tordu et contradictoire voulait salir et détruire ce que j’admirais. L’ange était doux, calme, patient quoique combatif. Il me détestait, c’était évident. J’ignorais pourquoi, je l’avais à peine touché en quelque mois, juste taquiné pour voir son beau regard s’assombrir de colère. Il semblait détester tous les démons et leur perversion. Pourtant, je voyais bien qu’il traitait mon frère avec des égards auxquels je n’avais jamais eu droit. Oh ce n’était pas grand-chose, pas de l’affection au sens stricto-sensu, mais plutôt de la politesse et de la serviabilité.
J’aurai pu être jaloux, égoïste et j’aurais pu le détruire comme je l’avais fait par la suite avec les quelques autres qui ont suivi. Mais je ne voulais pas que mon frère me haïsse et me délaisse. Au fond, j’étais peut-être vaniteux, égoïste et ignoble mais j’aimais ce seul frère que j’avais. Alors je le lui offris pour son 252è anniversaire, cet ange qui me haïssait du plus profond de son cœur. Et par la même occasion, je crois que je me suis assuré sa loyauté éternel. Je lui avait sans doute offert la plus belle chose qu’il pouvait posséder. Bien sûr, l’ange ne parut pas vraiment enchanté d’être offert comme un vulgaire objet. Mais n’était-ce pas ce qu’il était ? Et puis, ses jérémiades me laissaient de marbre, j’avais bien d’autres chats à fouetter.
Les démons sont de drôles de créatures, éternellement insaisissables, éternellement contradictoires. Je ne me croyais pas capable d’amour ou de tendresse mais pourtant, j’aimais mon frère du plus profond de mon cœur. Beliel quant à lui semblait apprécier la compagnie de cet ange plus que celle de n’importe qui. Peut-être l’aimait-il ? Quoiqu’il en soit, ça lui avait pris du temps pour que l’ange soit tendre et docile, il avait dû l’apprivoiser longuement avec une patience dont je me savais incapable. Et finalement, l’ange était tombé en déchéance. Pour Beliel, il avait troqué la lumière divine de ses plumes pour l’ombre des ténèbres. Il avait banni la foi de son cœur et l’avait remplacé par de l’amour.
Et dans mon désir égoïste de possession, je trouvais que ses plumes d’encre étaient encore plus belles. Parfois j’avais l’envie dévorante de me jeter sur lui et de le faire mien. De le réduire en miette. Et je sentais qu’il le savait. Du reste, il évitait de rester seul avec moi.

Au fond, je crois que j’aimais mon frère comme j’aurai pu aimer mes amants. Et que j’étais jaloux de cet ange qui avait pris cette place que je convoitais tant. J’étais immonde et pitoyable. Et j’aurai pu le rester éternellement. Mais au fond de moi j’étais un battant et ma vie de libertinage m’allait bien. Les déceptions amoureuses n’étaient pas faite pour moi et je ne délaissai ni mon travail ni mon frère, ni l’ange que je m’amusais quand même à taquiner, toujours verbalement.
Autant j’étais capable de me trouver dans le lit de n’importe quel démons, autant je ne touchais pas à la propriété de mon frère. Je le connaissais, rancunier comme il était, il m’en aurait voulu pour le restant de mes jours.
Et ma vie défila ainsi, entre mes dessins, les lignes de runes sur les manuscrits et les lits des autres. Rafraichissante et étonnante chaque jour pour que je ne puisse jamais céder à l’ennui.








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Dernière édition par Oryas Xer'beth le Ven 17 Jan 2014 - 19:46, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Oryas - Un Chroniqueur infernal à la cours démoniaque [Fini]   Ven 17 Jan 2014 - 18:06

Plog plog, et re-bienvenue sur le forum ! ♥

Une bien belle fiche, ma foi, pour un démon fort sympathique ! Mais même si dans l'ensemble, tout me va, il reste malheureusement quelques détails à changer...


  • Pour le Physique, rien à redire.

  • Le Mental, maintenant. Que je l'aime ! Bref, rien à redire non plus.

  • Quant à l'Histoire... C'est là qu'il y a quelques éléments à retoucher.
    -Déjà, à propos du pouvoir... Un pouvoir magique ne peut pas contenir tous les souvenirs de ses prédécesseurs. Il peut lui servir à se souvenir de chaque seconde de sa vie, mais sans plus. Sinon, il faut que ce soit un artefact, qui se soit imprégné de la vie des démons qui l'ont eu en leur possession (ou enfermé dans leur chair, que leur héritier récupère à leur mort). ._.

    -
    Citation :
    Ainsi c’était lui qui notait avec acharnement chaque détail de ce que nous vivions. Alors que moi je dessinais et je peignais, donnant de la vie à tous ces livres que personne n’avait jamais pensé à colorer.
    Euuuh... Donc en fait, c'est le frère qui fait le métier de chroniqueur ? Mais Satan ne va pas accepter d'avoir comme chroniqueur quelqu'un qui ne fait rien...

    -A propos de l'Ange... Je vois mal un ange avoir 'rapidement' de l'attachement pour un démon... Et vu que c'est Oryas qui a trouvé l'ange... Pourquoi il devient la propriété du frère, exactement ? °-°

    -Et à propos du frère, justement... Il... l'aime ?  Mais au début de la fiche, il est indiqué dans les choses détestées, pourtant... Et il... donne son coeur à l'ange ? Un démon ne va jamais être purement amoureux, ça, ce sont les anges... Même les démons qui disent aimer leurs anges, en être amoureux, ne le sont pas réellement '^'

    -Petit détail que je signale juste, quand tu dis :
    Citation :
    Autant j’étais capable de me trouver dans le lit de démons mariés
    Marié ou non, cela ne change strictement rien pour un démon. Le mariage a pour unique but de concevoir des héritiers légitimes, mais n'implique aucune obligation de fidélité sexuelle. Les démons ne sont pas des anges uu


Voilà voilààà ! Sinon, vraiment, j'adore ta fiche et ton personnage, j'aime beaucoup ta manière de le décrire *-*

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MessageSujet: Re: Oryas - Un Chroniqueur infernal à la cours démoniaque [Fini]   Ven 17 Jan 2014 - 19:40

C'est beaucoup mieux, mais il y a toujours un point qui ne va pas... Satan n'a qu'un chroniqueur, et je ne pense pas qu'il accepte d'en avoir deux... Vu que le chroniqueur est son protégé, et qu'il n'a pas envie de protéger deux démons, sans compter que les chroniqueurs savent quand même des choses parfois délicates de l'histoire des Enfers, et que... Bah plus il y a de gens à connaître un secret, plus il risque d'être ébruité. Sans compter que Satan aurait peur que les deux frères finissent par s'entre-tuer par jalousie ou par envie de rester le seul à être chargé d'écrire l'histoire des Enfers ._.

A part ça, c'est tout bon ♥


EDIT : Validééé, amuse-toi bien sur le forum o/

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Oryas - Un Chroniqueur infernal à la cours démoniaque [Fini]

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