La guerre entre Anges et Démons a cessé récemment tandis que les Déchus pris en tenaille tentent de survivre. Mais un autre danger attend les anges qui tombent : le goût des démons pour les esclaves, distraction entre deux intrigues mortelles.
 
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 Gaen Lancus

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AuteurMessage

Ivre de violence
Messages : 98
Date d'inscription : 20/12/2014

• Feuille de Personnage
Âge apparent: Une trentaine d'année.
Pouvoirs: Aucun.
Situation:
Ivre de violence
MessageSujet: Gaen Lancus   Lun 22 Déc - 16:55





Gaen Lancus

Surnom : Gaen, c’est suffisant.
Âge : 742 ans
Race : Ange déchu
Classe :  Archange. (Autrefois Général de la II°  légion)
Préférence : « … »

Rang personnalisé : Ivre de violence

Description Mentale



Je ne sais pas pourquoi je t’écris. C’est inutile. Ce n’est pas comme si cette lettre pouvait te parvenir, de là où je suis, et ce n’est pas comme si elle allait changer quoique ce soit à ma peine. Non, vraiment, je ne sais pas pourquoi je t’écris. Peut-être pour essayer de combler le vide ? Peut-être pour avoir, rien qu’un instant, l’illusion de te parler, comme si tu étais en face de moi, comme si ton visage se cachait derrière cette feuille et que tu pouvais lire ces mots que je t’adresse ? C’est stupide, tu en conviendras autant que moi. Mais je suis presque certain que tu fais preuve de la même idiotie, là-haut, et que tu m’en as écrites des dizaines, des lettres, que tu n’as pas eut le courage de déchirer, et que tu as cachées quelque part au fond d’une armoire, ou bien enfouies au plus profond de ton cœur. Pour ces choses-là, nous nous ressemblons, à nous faire du mal ainsi ; mais peut-être que nous avons déjà si mal que ça n’a plus aucune importance ? Je ne sais pas. Je ne sais rien, si ce n’est que tu es loin de moi, que je suis loin de toi, et que rien n’ira mieux tant que nous n’arrangerons pas cette situation contre-nature.

Je t’écris, mais en fin de compte, je ne sais pas quoi te dire. Au fond, c’est peut-être ça  qui a toujours fait défaut entre nous : les mots. Toi comme moi ne savons pas nous exprimer par la parole. Un regard, un sourire, un geste ; entre nous, il n’y a jamais eut besoin d’autre chose. Lorsque nous essayons de parler de nos sentiments, nos phrases finissent invariablement par se faire hésitantes ; nous cherchons nos mots, trébuchons sur eux ; puis nous nous taisons, incapables de continuer, incapables de dire. Même à nos proches, nous ne parvenons pas à ouvrir correctement notre cœur. Ils nous pensent renfermés – nous ne sommes que maladroits. Et pourtant…dès qu’il s’agit de nous, ces embryons de phrases suffisent pour nous comprendre. Chaque hésitation, chaque terme un peu trop gauche, chaque regard lancé…nous comprenons. Peut-être parce que nos cœurs sont accordés ?

Je ne peux pas m’empêcher de parler au présent. Ce n’est pas volontaire, et je viens moi-même de m’en apercevoir. Je crois que…non. J’en suis sûr. Si nous nous retrouvions aujourd’hui, notre lien serait toujours là. Je ne dis pas que des décennies de séparations n’auraient pas laissé des traces,  mais lui, en tout cas, resterait le même, ou bien se renforcerait, même si toi et moi, chacun de notre côté, nous ne serions plus les mêmes. C’est vrai…J’ignore à quoi tu ressembles maintenant.  A quel point notre séparation, ma chute, t’a changée. Ce que je peux te dire, en revanche, c’est que peu, dans la Vallée Morte, m’imagineraient en train d’écrire une telle lettre. Après tout…je n’ai plus la moindre raison de dissimuler ce que je devais autrefois refouler au plus profond de moi-même. Tu le pressentais, sans aucun doute, et peut-être que tu ne serais pas surprise de me voir ainsi. Mon cœur réclame du sang ; je ne m’en cache pas, et les gens le savent. Certains se méfient de moi. Certains vont même jusqu'à penser que mon seul souhait serait de déclencher une guerre contre les Enfers, quand bien même celle-ci serait perdue d'avance, dans le simple but de satisfaire mes besoins égoïstes et dérangés. Et, dans le principe, ils n’auraient pas totalement tort…mais même si je suis bien différent du Général sérieux et exemplaire que j’étais autrefois, j’ai conservé un certain sens de l’honneur et de loyauté. Je ne trahirais pas le peuple au sein duquel je vis. Pas tant que celui-ci s’en montre digne.

Toi, tu as du devenir plus grave. Plus renfermée. Plus triste. Ton regard s’est sûrement assombri ; tes sourires sont devenus plus rares. Mais tu tiens bon, j'en suis certain. Il y a cette force, en toi, qui te fais tenir debout. Cette force que nous partageons, et qui fait que quoiqu’il advienne, nous nous relèverons.

Tu sais, parfois, j’ai l’impression que tu fais parti intégrante de mon être. Que tu es là, dans mon corps, dans mon cœur, dans mon âme. Ou bien que nous partageons la même âme, et que nous ne formons qu’un. Cela ne signifie pas que nous sommes semblables, bien sûr. Bien au contraire : nous sommes différents, et c’est cela qui fait que nous nous complétons. C’est cela qui donne tout son sens à notre « nous ».  Et c’est peut-être parce que tu fais parti de moi qu’aujourd’hui, j’ai cette sensation de… je ne sais pas. Je n’ai pas le terme – en existe-t-il au moins un ? Je viens de le dire : ni toi ni moi ne sommes doués avec les mots. Mais tu comprends, pas vrai ? Tu ne liras jamais cette lettre, mais tu comprends. Toi aussi, tu as l’impression que quelque chose, quelqu’un, a arraché avec violence ta peau, tes bras, tes jambes, ton ventre, ta tête, ton cœur, avant de jeter tes membres loin les uns des autres et de les laisser pourrir là, la chair à vif, les tripes à l’air. Même après toutes ces années, le sang s’écoule toujours de nos blessures, et moi, j’en crache encore tu sais, chaque jour, je n’arrive plus à respirer, il coule dans mon palais, dans ma gorge, et seule toi, ma source d’air, pourrait me rendre ma respiration. De telles plaies ne peuvent cicatriser. Pas tant que nous ne pourrons pas recoudre les morceaux, pas tant que nous ne serons pas aux côtés de l’autre. Je pensais pouvoir m’habituer à cette douleur, mais je dois t’avouer qu’il m’arrive encore de me réveiller au beau milieu de la nuit, et d’avoir envie de hurler. J’ai mal. Seul toi sais à quel point j’ai mal.

C’est une lettre d’amour, tu sais. Je l’écris sans doute mal. Je n’ai pas les mots tendres, les mots doux, ceux qu’il faut. Moi, je te parle de sang, de tripes, de pourriture, pardon. Ce n’est pas ça qu’on est censé dire à la personne qu’on aime. Parce que même si ce n’est pas de l’amour au sens commun, c’est quand même de l’amour, quoiqu’on en dise. Tu le sais très bien, même si, comme moi, tu n’y comprends rien, ce n’est pas grave ; il n’y a pas besoin de comprendre, nous ressentons, et c’est suffisant. Et je sais, je sais bien que je ne devrais pas te le dire, que tu es comme des milliards d’insectes qui grouillent dans mon corps et qui me rongent, me dévorent de l’intérieur, mais tu vois, les mots qu’il faut, je ne les connais pas. Peut-être bien que je ne les connaitrais jamais. De toute façon, ça ne change rien.  J’en ai conscience : ces mots que je t’écris ne sont qu’illusions, je serais le seul à jamais les lire. Je parle dans le vent, tout en sachant que ce dernier ne t’atteindra jamais. Pitoyable, n’est-ce pas ? Mais qu’importe. Je ne suis plus à ça près.  

J’aurais aimé te garder à mes côtés. J’aurais aimé t’entrainer dans ma chute. Si je t’avais proposé de me suivre, tu l’aurais fait, n’est-ce pas ? Tu l’aurais fait sans la moindre hésitation. Et c’est aussi pour ça que je ne te l’ai pas demandé, parce que toi, il y a encore des choses qui te rattachent là-haut – il y a encore quelqu’un. Mais, tu sais, je crois que je suis profondément égoïste, parce que maintenant, je le regrette. J’aurais du vous faire tomber avec moi, toi et celle que tu aimes. Parce que tu n’es pas heureuse, là-haut. Tu ne peux pas l’être, sans moi, à devoir te cacher ; et non, contrairement à ce que je pensais, ce n’est pas mieux pour toi de rester là-bas. Je l’ai compris trop tard.

Je suis seul, sans toi. Cela ne change pas, où que j’aille, avec qui que je sois. Je suis seul, et toi aussi, tu es seule, au loin, là-bas. Bon sang, tu le sais, que je vais mourir, pas vrai ? J’ignore si tu t’en doutes, mais en tout cas, j’en ai pour ma part parfaitement conscience. Mon attrait pour le danger m’y mènera forcément un jour. Et je veux te revoir avant. Il le faut absolument. Te savoir en vie…c’est peut-être la seule chose, actuellement, qui fait que je respire encore. Difficilement, mais je respire encore.

Un jour, tu tomberas, pas vrai ? Un jour, vous tomberez. Je t’attends. Je t’attendrai.



Description Physique



L’homme repose doucement sa plume. Son regard glisse sur la lettre qu’il vient d’écrire, sans toutefois s’y arrêter ; il n’a pas le courage de la relire, et encore moins celui de la jeter. Sans doute ira-t-elle rejoindre les autres, entassées au fond de son secrétaire. Les premières années, il lui avait beaucoup écrit, mais la dernière devait dater d’au moins une décennie…pourquoi en avait-il à nouveau ressenti le besoin, aujourd’hui en particulier ?

« Bientôt quarante ans… » murmure-t-il, et le son grave de sa voix manque de le surprendre, après toutes ces heures passées dans le silence.

Il soupire, passe une main dans sa large nuque, et tourne son visage vers la fenêtre. Il observe un instant la rue en contrebas, de son unique œil ayant encore la capacité de voir ; le gauche, bien qu’identique à l’autre en terme d’aspect, est aveugle depuis maintenant près d’un siècle et demi. Sûrement sa blessure de guerre la plus importante, avec l’absence flagrante d’ailes dans son dos.  Un nouveau soupir, et il se lève. Il se rend dans la pièce voisine et attrape  l’une des armes suspendues au mur : son épée, et également son arme de prédilection.  Celle-ci est grande, large, et sans doute bien trop lourde pour être maniée correctement par la plupart des gens, mais lui la soulève avec aisance : elle n’est qu’une extension de son bras. Il la glisse dans son dos et sort de chez lui.

Il s’éloigne des habitations, d’une démarche silencieuse, la respiration inaudible ; son apparence imposante ne l’empêche guère de se fondre dans les ombres. Il marche, longtemps. Il erre, sans destination précise, sans rien croiser de vivant. Une légère pluie tombe du ciel, et il finit par s’arrêter pour lever la tête vers elle. Il ferme alors les yeux et, immobile, laisse les gouttes froides tomber sur son visage, glisser le long de son front, de ses paupières, de ses joues, des ses lèvres. Certains diraient qu’il pleure, mais ses yeux sont secs depuis maintenant bien longtemps ; peut-être à l’image de son cœur.

Et il s’abreuve de cette pluie, comme si elle était le symbole des larmes qu’il n’est plus capable de verser.


Histoire



J’ai beau remonter aussi loin que ma mémoire me le permet, je n’arrive pas à me rappeler de notre rencontre. C’est comme si nous avions toujours été aux côtés l’un de l’autre.

Il ne serait pas exagéré de dire que nous passions tout notre temps ensemble. Nous avions le même âge, nos maisons étaient voisines, et nos parents respectifs s’entendaient bien, aussi s’écoulait-il rarement un jour sans que nous ne jouions tout les deux.  Cela ne signifiait pas, bien sûr, que nous ne fréquentions que l’autre ; nous étions chacun proches de nos frères et sœurs, moi en tant qu’aîné, toi en tant que benjamine, et nous allions souvent vers les autres Chérubins.  Mais nous avions une relation privilégiée, qu’encore aujourd’hui, j’aurais bien du mal à décrire. Quoique à l’époque, l’idée de mettre des mots sur notre lien ne m’effleurais même pas…Sans doute parce qu’au fond, cela n’a aucune importance.

Quand l’âge fut venu pour nous de recevoir une instruction, nous fûmes placés sous la tutelle du même précepteur.  J’aimais les études, même si ma soif de savoir ne pouvait prétendre égaler la tienne ; toutefois, rapidement, je sentis que mes préférences se tournaient vers les arts du combat. Certains diront que j’avais ça dans le sang : ma mère était à cette époque Colonelle de la 1° Légion, tandis que mon père venait d’obtenir le grade de Lieutenant-colonel dans la 5°.  Les deux décédèrent quand j’avais deux siècles au cours de la même bataille, mais malgré ma tristesse, je n’en garde aucune amertume ou désir de vengeance. Ils savaient les risques qu’ils encouraient et ont fait le choix de les assumer, tout comme ma sœur et moi-même le firent en suivant leur voie : moi en entrant dans la Deuxième Légion et elle, comme feu notre mère, dans la Première. Ah…je me souviens avoir été si fier d’elle.  

Tu as pour ta part, Faen, suivis un chemin bien différent du mien. Musicienne. Et, tout comme je ne me suis jamais contenté d’une seule arme, tu ne t’es jamais contenté d’un seul instrument : flûte,  violon, contrebasse, lyre,  voix…ta musique enchanta de nombreux cœurs, et le mien fit parti de ceux-là.  Combien je rêverai de pouvoir t’entendre à nouveau…Il m’arrive parfois de fermer les yeux et d’écouter certains de tes morceaux, que j’ai gravés dans ma mémoire. Ils font partis de moi, tout comme tu fais partie de moi. Leurs mélodies, ta mélodie, chantent encore dans mon cœur.

Notre entourage s’était toujours attendu à ce qu’un jour, je te demande en mariage. A vrai dire, je dois avouer l’avoir sérieusement envisagé. Notre relation me semblait la plus proche de ce que je savais de la description de l’amour, et tout comme moi, tu as un jour crû qu’il s’agissait de cela. Nous nous sommes embrassés. Une fois. Cela nous a paru tellement étrange, incongru, inapproprié, que nous y avons bien mit fin ; et en voyant tout deux la mine légèrement dégoutée de l’autre, nous nous sommes mis à rire. « Ce n’est pas ça, hein ? » Non, ça ne l’était pas, et plus tard, nous tombâmes chacun amoureux de quelqu’un d’autre, même si, dans un cas comme dans l’autre, nous ne l’avons confessé à personne.

***

Il est fort. Très fort. Au moins autant que moi.

J’ignore depuis combien de temps nous nous battons. Quelques minutes, plus d’une heure ? Qu’importe. L’adrénaline qui enflamme mes veines m’empêche de ressentir la fatigue.
Nous sommes seuls. Ou, plus précisément, la violence de notre combat est telle que personne n’ose s’approcher ; ni ses hommes, ni les miens. Et, en cet instant, ni lui ni moi n’accordons la moindre importance à ce qui nous entoure. Il n’y a plus que mon épée contre son épée ; ma force contre sa force ; mon regard contre son regard. Ses yeux sont rouges, aussi rouges que le sang qui s’écoule de ses blessures et des miennes. Nous nous blessons l’un et l’autre, mais aucun n’arrive à porter de coup mortel. Alors nous continuons, nous nous heurtons l’un contre l’autre, nous nous battons en sachant que l’un de nous y laissera sa peau. Lui. Moi. Aucune importance.

Il réveille tout ce que, inconsciemment, j’avais tenté d’enfouir en moi. Il m'est actuellement impossible d’ignorer cette ivresse qui me fait vibrer chaque fois que ma lame fait couler son sang, chaque fois que sa lame fait couler le mien ; cette frénésie qui accélère les battements de mon cœur, ce désir insatiable de toujours plus de sang, toujours plus de violence ; cette extase qui m'envahit alors que je prends conscience que ma vie ne tient plus qu’à un fil. Pourquoi lui, particulièrement, me fait-il ressentir cela ? Peut-être pour sa force brute si semblable à la mienne. Peut-être parce que cela fait tout simplement bien trop longtemps que je refuse de voir les signes, et que je refoule ça au plus profond de moi. Au fond, ça n’a pas le moindre intérêt.  

Ma lame transperce son bras gauche au moment où la sienne tranche mon œil gauche. La douleur éclate dans mon crâne et, l’espace de deux secondes, je vacille, incapable de distinguer quoique ce soit. Il ne lui en faut pas plus. Alors que je rouvre difficilement l’œil droit, je sens son épée s’abattre sur mes ailes, et je m’effondre au sol en même temps qu’elles. La souffrance brûle mon dos, le consume, l’arrache, se répand dans chacun de mes membres, me paralyse. Je hurle, j’étouffe, je ne vois plus rien, le sang brouille ma vision, cette torture détruit mon esprit. Confusément, je n’arrive à réaliser qu’une seule chose : je vais mourir. Sans vraiment savoir comment, je réussis à lever la tête vers lui, ouvrant à moitié mon œil encore valide. L’épée levée, il sourit, croise mon regard. A travers la douleur, à travers le sang, je lui renvoie un sourire exalté.

La plus belle des morts m’attend, et je ne me suis jamais senti aussi vivant.


***

Je me réveille au Paradis, confus. Mon dos me brûle atrocement, mais on a soigné mes blessures. Mon œil gauche est recouvert d’un bandage. Debout auprès du lit où je suis allongé, des anges m’expliquent qu’il était impossible de le sauver, mais que les guérisseurs ont réussit à faire en sorte que mon visage n’en garde aucune cicatrice. Quant à mes ailes, elles sont définitivement perdues. Je n’écoute leurs explications que d’une oreille, ayant de la peine à comprendre. Mon regard erre dans la pièce, dérouté, jusqu’à ce qu’on m’apprenne que des membres de ma Légion m’ont sauvés du démon qui menaçait ma vie. Je me fige alors, et tourne la tête vers eux.  J’ai la bouche pâteuse, et je dois m’y reprendre à plusieurs fois avant de réussir à prononcer quelques mots.

-  Ils l’ont tué ?

Ils se regardent d’un air un peu dérouté, apparemment surpris de la question, puis l’un d’eux secoue la tête. La retraite venait d’être sonnée, et il est parvenu à s’enfuir. En silence, je tourne les yeux – non, maintenant, l’œil – vers le plafond. Je me sens…étrange. Différent. Quelque chose s’est réveillé en moi. Quelque chose  de fort, d’avide, d’horrible, de merveilleux, et par-dessus tout, quelque chose de profondément insatisfait. Impossible de faire marche arrière ; j’ai conscience que rien ne sera plus jamais comme avant.

Je réalise parfaitement ce qu’implique la perte de mes ailes et de mon œil. Je me retire de la Légion, étant désormais dans l’incapacité d’assurer mes anciennes fonctions. Et notamment à cause de des changements de mon champ de vision, je mets longtemps à m’habituer à ma nouvelle condition. J’ai des difficultés à analyser les distances, et ma main rencontre plus d’une fois le vide alors que je tente de saisir un objet. Je tente de reprendre une épée et de maintenir mes entrainements, mais me rend alors compte à quel point je me reposais autrefois sur ma vue ; si mon adversaire se place d’une certaine manière, il m’est impossible de distinguer une partie de ses mouvements, et mes capacités en tant que combattant en sont fortement diminuées.

Toutefois, je refuse d’abandonner et de me laisser aller à ma nouvelle faiblesse. Sans me laisser abattre, je décide de changer de méthode et  attache dans un premier temps un bandeau noir autour de mes yeux. Cette fois-ci entièrement aveugle, j’apprends à me repérer dans mon environnement sans me baser sur ma vue. Cela s’avère loin d’être aisé, et mes déplacements sont, au départ, particulièrement lents. Faen et ma famille m’apportent heureusement leur soutien, et un ami avec qui j’ai fait mes premières armes accepte de m’aider à m’entrainer. C’est ce réapprentissage du combat qui est certainement le plus dur pour moi. Mes précédents repères ont disparus, et je dois m’en forger de nouveau ; apprendre à distinguer les bruits et leurs provenances ; reconnaitre au sifflement d’une lame la direction d’un coup ; percevoir la présence d’un adversaire à sa respiration, aux bruits de ses pas, et aux mouvements d’air qu’il génère… Au bout de quelques mois, je retire mon bandeau et poursuit cet entrainement à l’aide de mon unique œil. Mon angle de mort est et sera toujours bien plus grand que celui d’un guerrier normal, mais le nouvel aiguisement de mes sens me permet de pallier à ce handicap.  

Mon entrainement finit par porter ses fruits, et deux ans après son commencement, je me considère à nouveau apte au combat. Je ne peux certes plus descendre sur les champs de batailles, mais cela reste pour moi une importante victoire personnelle sans laquelle j’aurais finis par dépérir. Je deviens alors entraineur pour les jeunes soldats, trouvant ainsi ma nouvelle place au sein du Paradis.  

Tout aurait pu s’arrêter là. Et tout ce serait arrêté là, en effet, s’il n’y avait pas ces désirs morbides qui remuaient toujours au plus profond de moi. J’avais pris conscience de leur existence, et il m’était désormais difficile de les ignorer, et me contenter de la vie paisible que l’on m’offrait. Je tins bon, pourtant. Je tins bon, pour Faen, pour mes frères, ma sœur, et ceux qui comptaient pour moi. Mon amour pour eux m’éloignait de ces sombres ténèbres ; voilà ce que je croyais.  Et je tins bon, oui, je tins bon pendant près d’un siècle.

Mais ces ténèbres s’étaient tapies en moi, et l’on ne peut se renier éternellement soi-même.

***

C’était censé être un simple entrainement.

- Gaen, qu’est-ce que tu fais ? me lance-t-il, paniqué.

Ma lame se heurte contre la sienne avec violence, et je ne réponds pas. Une lueur  brille dans mon  regard, une lueur dangereuse, une lueur qu’il ne me connait pas. Paarel semble hésiter, mais finit par comprendre que mes coups sont bel et bien destinés à lui porter des coups mortels et que sa vie est en jeu ; il commence enfin à me les rendre comme si nous étions sur un champ de bataille. J’esquisse un sourire, qui s’élargit lorsque mon épée tranche une première fois sa chair.  

Paarel est fort. Très fort. Peut-être pas autant que moi, mais il reste un adversaire de choix. Il parvient à me blesser à deux reprises, et je regarde avec délice mon sang tâcher sa lame. Ma frénésie augmente, mes coups deviennent plus rapides, plus brutaux ;  bientôt, il ploie sous leur violence, et me supplie de cesser. Mais je ne l’entends pas. Je n’entends plus que le son des lames qui s’entrechoquent, de nos respirations haletantes, de mon cœur qui bat frénétiquement.

Mon épée plonge dans sa poitrine, et il s'effondre dans un râle de souffrance.

Alors que je retire paisiblement ma lame de son corps, un bruit de pas me fait soudain me retourner, et je me fige. Lentement, je baisse mon arme, et toute ivresse me quitte.

Faen.

Tu as l’air dévastée. Ces larmes qui roulent sur ton visage, j’en suis la cause, n’est-ce pas ?  Sont-elles pour lui, ou sont-elles pour moi ?  Non, ne dis rien. La réponse est dans tes yeux. Je t’aime, tu sais ? Et tu m’aimes aussi. Même si au fond, aucun de nous deux ne saurait trouver les mots pour décrire de quelle manière on s’aime, on s’aime, et ça, rien ne pourra le changer.

Dis quelque chose. Je vais partir, tu sais. Je l'ai accepté en m'acceptant, moi. Et on ne se reverra jamais. Je n’ai pas envie de te quitter dans le silence ; toi non plus, n’est-ce pas ? Mais tu pleures peut-être trop pour pouvoir parler. Et puis, que dire que je ne sache déjà ? Ah…tu me donnes envie de pleurer à mon tour. Je m’approche, et ma main caresse ta joue, doucement. J’y laisse une trace de sang ; désolé. De toute manière, ce geste sera sûrement le dernier. Tu fermes les yeux, tu trembles un peu. Je te demande pardon dans un murmure, et c’est sincère, tu sais. Pardon, pardon de te laisser. Tu n’imagines pas à quel point je te regretterais. Tu me regardes dans les yeux, tu pleures toujours. Tu le sais, nous n’avons plus que quelques minutes devant nous. Quelques minutes pour tout se dire. C’est peu, bien trop peu. Et en même temps, c’est plus qu’il ne nous en faudra jamais assez. Je te connais par cœur, tu sais ? Et toi, tu me connais par cœur aussi. Il y a beaucoup de choses qui passent actuellement dans ton regard, mais je n’y lis pas la moindre surprise. Tu le savais, pas vrai ? Oui, tu savais que j’étais comme ça. Et moi aussi, je sais ce que tu ne dis pas. Je vois bien comment tu la regardes, et comment elle te regarde. Ne t’en fais pas. Je te souhaite d’être heureuse. Mais j’avoue que j’ai peur pour toi. Pour vous deux, mais surtout pour toi. Je n’ai pas envie de te voir chuter, même si cela signifierait pour toi me rejoindre. Reste ici. Ici, tu es en sécurité, et c’est tout ce que je te souhaite. Je ne supporterais pas de te perdre, même si, d’une certaine manière, je t’ai déjà perdue.  

Ils  arrivent. Tu les entends, toi aussi ? Je vais devoir y aller.

Tu es belle, tu sais. Tu es magnifique. Je n’ai pas l’impression de te l’avoir assez dit. De ne pas t’avoir dit assez de choses. Les choses vraies, les choses belles. Mais je suis un guerrier, pas un poète ; je ne saurais pas t’offrir des mots dignes de toi, dignes de nous. Et de toute manière, j’ai la gorge bien trop nouée pour te dire quoique ce soit. Faen…tu ne veux pas me sourire, une dernière fois ? Non, pardon. Évidemment que non. C’est une demande égoïste. Mais tu sais, pour moi, il n’existe rien de plus beau que ton sourire.  Ah…ce genre de choses est tellement mièvre, c’en est presque à vomir. Tu sais que je déteste ça. Mais là, tout de suite, avec toi, je ne peux m’en empêcher. C’est comme si tu révélais tout ce qu’il y avait de niais et de romantique en moi. Même si dans notre cas, parler de romantisme n’est peut-être pas le plus approprié.  

Ils sont là. Leurs armes tendues vers moi, ils me demandent de lâcher la mienne, et de te lâcher également. Quoi, ils ont peur que je te fasse du mal ? C’est ridicule. Ta vie vaut mille fois plus que la leur. Je ne leur accorde pas un regard, mes yeux plongés dans les tiens. Il n’y a que toi qui compte, toi, et rien que toi. Il n’aurait jamais du compter que toi. Désolé. Désolé de t’abandonner, d’avoir choisi le sang et ces choses ténébreuses qui grouillent en moi plutôt que la chaleur de ton sourire. Maintenant, par ma faute, nous ne nous reverrons plus. M’en relèverai-je ? Et toi…toi que j’aime tant…t’en relèveras-tu ?

 Ah…ça y est. Je pleure. Une larme roule le long de ma joue, suivie d’une deuxième. Je pose mon front contre le tien, et  doucement, mes larmes se mêlent aux tiennes. Finalement, nous ne nous disons rien. Nous nous contentons de pleurer l’un contre l’autre, quelques secondes, ou peut-être quelques heures. Cela n’a pas d’importance. Rien n’a plus d’importance.

Je finis toutefois par me détacher de toi, et je te tends mon épée. Tu hoches la tête et tu l’attrapes délicatement entre tes mains. Tu sais à quel point elle compte pour moi, et tu en prendras soin, j’ai confiance. Un dernier échange de regards, et je recule pour les laisser m’emmener sans résistance. Si je ne me bas pas, c’est uniquement par égard pour toi, tu le sais ? Je n’ai pas envie que tu me vois comme ça, même si c’est trop tard, même si je sais que tu ne parviendras jamais à oublier mon sourire d’extase  au moment de plonger mon épée dans sa poitrine, ni le sang sur mon visage, son râle d’agonie, et la jouissance dans mes yeux. Et moi, je n’oublierais jamais tes larmes.

Pardon. Je n’arrive pas à te dire adieu.

Lorsqu’on me force à m’agenouiller devant le Seigneur, je cherche des yeux ma famille. C’est ma sœur Ulahiah que je repère en premier. Malgré tous ses efforts pour garder un air impassible, je la connais bien trop pour ne pas voir qu’elle est bouleversée. Mes  trois frères viennent alors à ses côtés, et Silahiah et Camael prennent chacun une de ses mains. Reviel reste un peu à l’écart. Je les regarde tous les quatre, ma famille, ma fratrie, mon sang, et je me demande, au fond, ce que je devrais leur dire. Ce qu’ils doivent penser, en me voyant ainsi, moi, leur ainé, couvert de sang, agenouillé, s’apprêtant à se faire déchoir de la main du Seigneur. Mes yeux s’attardent un instant sur Silahiah, né seulement quelques années après moi. Le visage ferme, il me fixe d’un air que d’autres prendraient à tort comme impassible, mais je le connais. Je sais qu’il s’efforce de conserver un air digne, qu’il essaie de s’imposer comme un pilier aux yeux de nos frères et de notre sœur, une figure solide sur laquelle, dans leur souffrance, ils pourront se reposer, mais qu’au fond de lui, la tempête fait rage.  Si nous étions seuls à seuls, sans doute me crierait-il à plein poumons ses reproches, sa colère, sa haine. Et s’il se laissait vraiment aller, sûrement fondrait-il en larmes en me répétant qu’il m’aime. Peut-être même dans mes bras, si c’était encore possible. Ah, Silah…cesseras-tu un jour d’être aussi strict envers toi-même ? Je suis désolé, mon frère. Je te confie notre famille…je sais que tu en prendras soin.

Mon regard glisse ensuite sur Reviel, né une trentaine d’années après nous. Reviel, mon Reviel…tu dois sans doute être surpris, non ? Malgré notre certaine complicité, pour toi, j’étais ce grand frère strict, sévère, qui te reprochait régulièrement tes attitudes trop légères, ton manque de sérieux, ton caractère emporté. Pour toi, j’étais cet Archange, ce Général de Légion, auprès de qui tu complexais de n’être qu’un simple Chérubin. Sans doute te serais-tu attendu à ce que nos situations soient inversés, que tu sois celui qui soit agenouillé, et moi, celui qui te regarderais d’un air dérouté,  avec cet air de reproche au fond des yeux. Reviel…te souviens-tu ? Tu m’as accusé, une fois, de ne pas assez montrer mes émotions. Tu m’as reproché ma froideur. Peut-être étais-tu trop jeune pour te rappeler de tous ces moments où, réveillé par un cauchemar, tu venais, enfant, te glisser dans mon lit, et où je te laissais te blottir contre moi. Peut-être étais-tu trop jeune pour te rappeler de toutes ces histoires que je t’ai alors racontées, sur moi, sur Faen, sur nos parents, nos amis, sur les anges qui marquèrent l’histoire, pour que tu te rendormes. Peut-être étais-tu trop jeune pour te rappeler de tous ces moments où je t’ai pris dans mes bras, et où nous sommes simplement restés comme ça, ainsi, l’un contre l’autre, parfois rejoins par Silahiah. Et je sais que c’est bien trop tard pour y songer, mais peut-être, certainement, que j’aurais du te rappeler tout ces instants, et surtout, avoir plus de gestes d’affections envers toi, te dire plus souvent à quel point tu comptais. Tu avais besoin d’être rassuré. J’ai pourtant essayé de te l’expliquer, tu sais. J’ai essayé, avec mes mots maladroits, de te dire que je suis incroyablement fier de ce que tout ce que tu as accomplis, que tu es quelqu’un de formidable, et que tu n’as pas à te dénigrer. Mais je n’ai pas réussis, et tu n’as pas compris. Encore maintenant, tu ne comprends pas. Ton petit monde s’effondre en même temps que ma chute, et tu m’en veux probablement à un point inimaginable. Reviel…Me pardonneras-tu un jour ?  

Mes yeux se posent sur Ulahiah et Camael. Ma petite sœur, mon petit frère. Pourrais-je dire mes deux enfants ? Ils sont nés quelques temps seulement avant la mort de nos parents, et Silahiah et moi les avons élevés comme s’ils étaient les nôtres. Ils auront du mal à se remettre de ma chute, je le sais. Ils auront du mal à accepter. Ulahiah, peut-être bien que tu me haïras pour mon acte.  Quant à toi, Camael…tu seras sans doute perdu, pendant un temps. Mais vous vous relèverez.  Il s’agit de ma chute, et non de la votre. Vous êtes forts. Tous les quatre, vous êtes forts, et ensemble, vous tiendrez bons. Je ne suis pas inquiet.  

Ah…ce que je les aime. Sans doute ne leur ai-je pas dit assez souvent. Sans doute devrais-je aussi m’excuser de ne pas avoir été, jusqu’au bout, un exemple pour eux. Mais il est trop tard, et en silence, je leur fais mes adieux. J’ancre ensuite mon regard dans celui de Faen, et ne regarde plus qu’elle.

Tu as cessé de pleurer, même si ton visage est encore rougis par les larmes. Tu n’as pas essuyé la trace de sang sur ta joue, et tes doigts sont crispés autour de la garde de mon arme. Tu ne détournes pas le regard quand on m’arrache ma lumière ; mes hurlements te font  tressaillir. Un froid glacial m’envahit, ma vision se trouble, je ne distingue plus rien d’autre que ton visage.

C’est alors que tu me souris.

Tu  trembles, bien sûr. Je sais que tu fondras en larmes dès que j’aurais fermé les yeux. Mais tu le sais, tu as conscience qu’il s’agit du plus beau cadeau que tu pouvais me faire. Je ne l’oublierais jamais, tu sais ? Quoiqu’il m’arrive, où que j’aille, quoique je devienne. Je ne pourrais jamais t’oublier. A mon tour, malgré le froid qui me glace le cœur, malgré la douleur qui déchire mes membres, je te souris. Un mot se forme sur mes lèvres, silencieux. Mais je sais que tu l’entends. Tu l’entends, puisque tu n’arrives plus à retenir tes larmes ; elles dévalent tes joues et roulent sur ton sourire, le rendent encore plus brillant, et ô combien plus déchirant.  

Et c’est là ma dernière vision avant de sombrer dans l’inconscience.


***

Cela fait maintenant plus de quatre décennies que je vis au sein de la Vallée Morte. Hormis la douleur de son absence, je m’y suis adapté sans trop de mal.

Le  système de monnaie m’a légèrement perturbé au départ, mais je m’y suis fait. Puisqu’il a bien fallut me trouver un métier, j’ai choisis de me tourner vers la voie de chasseur - en l’occurrence, ce qui me correspondait le mieux. Dans cet endroit où je n’ai plus besoin de dissimuler mes propres ténèbres, il m’était inenvisageable de renoncer aux armes. Je me suis également fait protecteur des déchus, meilleur moyen à mon sens de trouver des occasions d’affronter des habitants de la Géhenne ; je patrouille régulièrement dans la Vallée Morte afin de débusquer et d’éliminer tout démon menaçant l’un des membres de ce qui est désormais mon peuple.  

Récemment, l’Ancien a conclut un accord avec Satan. Nous, déchus, devons capturer les anges purs que nous trouvons dans la Vallée et les livrer aux démons, en échange de quoi nous n’avons pas à craindre d’agression de leur part. J’étais évidemment contre cet arrangement, et je le suis toujours. Certes, le sort de ces anges ne m’intéresse pas en soi – s’ils sont trop faibles pour se faire réduire en esclavage, c’est leur problème et non le mien. Mais l’apaisement des tensions entre le Ginnungagap et les Enfers n’a jamais été mon souhait, bien au contraire : je ne rêve que de conflits entre nos deux espèces. Non pas que j’éprouve la moindre haine envers eux, mais en l’occurrence, ces tensions sont une excellente occasion de me permettre de faire couler du sang...et au passage, une excellente opportunité de faire couler le mien.


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Dernière édition par Gaen Lancus le Jeu 25 Déc - 12:02, édité 2 fois
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Seigneur de Guerre
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Pouvoirs: Ténèbres - Foudre - Faux des enfers
Situation:
Seigneur de Guerre
MessageSujet: Re: Gaen Lancus   Lun 22 Déc - 20:12

Mrrrr, j'aime cette fiche.

Bienvenue, ô grand Stalker ♥

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Ange de Colère
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• Feuille de Personnage
Âge apparent: Env. 16 ans
Pouvoirs: Aiguilles de Ténèbres
Situation:
Ange de Colère
MessageSujet: Re: Gaen Lancus   Jeu 25 Déc - 0:23

J'aime aussi Stalker de l'extrême ;) !
Content de voir que tu as craquééééé !!!

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Séraphin tourmenté
Messages : 679
Date d'inscription : 08/05/2012
Age : 23

• Feuille de Personnage
Âge apparent: 25 ans environ
Pouvoirs: Ténèbres - Vent
Situation:
Séraphin tourmenté
MessageSujet: Re: Gaen Lancus   Jeu 25 Déc - 19:18

Bienvenue sur le forum, mon petit Stalker adoré !
J'ai énormément aimé ta fiche, je te valide donc avec plaisir.
N'oublie pas d'activer et de remplir ta fiche de personnage, dans ton profil. ♥

Amuse-toi bien sur le forum !

___________________

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Ivre de violence
Messages : 98
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Ivre de violence
MessageSujet: Re: Gaen Lancus   Jeu 25 Déc - 20:01

Danke schön ♥

(Grand Stalker, Stalker de l'extrême, petit Stalker adoré...merci, j'aime ces titres ♥ )

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MessageSujet: Re: Gaen Lancus   Aujourd'hui à 13:11

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Gaen Lancus

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