La guerre entre Anges et Démons a cessé récemment tandis que les Déchus pris en tenaille tentent de survivre. Mais un autre danger attend les anges qui tombent : le goût des démons pour les esclaves, distraction entre deux intrigues mortelles.
 
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 Plantes et luxure

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D'une douce violence
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Messages : 97
Date d'inscription : 12/01/2015
D'une douce violence
MessageSujet: Plantes et luxure   Lun 12 Jan 2015 - 16:09





Feydr’otä Xvellean

Surnom : Fey, Feydr, …
Age : 24 083
Race : Démon
Classe : Seigneur Démoniaque
Préférence : Depuis le temps, se limiter à dominant fermerait des possibilités...

Rang personnalisé :  
Code:
[color=lightsteelblue]D'une douce violence[/color]

Description Mentale


Tu sais pourtant que, pour un démon, je suis doux. Je n’ai jamais abusé de toi jusqu’à ce que tu ne puisse plus marcher, je n’ai jamais tiré les plumes de tes ailes pour te faire céder. Mais tu me compares encore à l’ange que tu as connu, et tu ne vois que le monstre que je suis devenu à tes yeux.

Je t’assure pourtant, et tu devrais le savoir depuis le temps que tu vis ici, prisonnier, que tu aurais pu tomber sur bien pire comme geôlier.

Mais on peut être doux et inflexible, et j’ai détruit tout espoir en toi. Toi qui as chu ici, toi qui a rejeté ta lumière car tu ne croyais plus en toi-même, tu n’espère à présent plus rien. J’ai pourtant été patient avec toi, j’ai essayé de te convaincre, par tous les stratagèmes que je connaissais, d’abandonner ta nature angélique.

Alors il ne me reste plus qu’à venir de voir, parler avec toi comme on parle à un mur, mon bel esclave. Je te raconte mes journées, même s’il ne se passe pas grand chose lorsque nous étions à Gomorrhe. C’est pour cela que j’ai choisi cette ville, après tout. Même si cela surprend qu’un Seigneur démoniaque encore chef de sa famille ne soit pas à la Géhenne, je préfère. Nous en avons parlé.

C’est pourtant pour toi, également, que j’étais venu ici. Pour que nous soyons tranquilles…
Pourtant, je tiens à autre chose qu’à toi, mon bel ami. Et c’est autant pour ma famille - officiellement, même, c’est uniquement pour cela - que pour Satan que j’ai décidé de revenir, après les évènements du Bal. J’ai encore la fidélité d’un ange au sujet de celui que j’ai suivi sur ces terres, et si le mensonge vient à mes lèvres avec la même facilité que j’y porte ma pipe généralement fourrée des meilleures drogues, c’est bien pour m’assurer d’être là si jamais il y avait besoin.

Depuis que tu es intervenu dans ma vie, depuis que tu as tout bousculé, j’ai mis de côté ma fougue, mon goût pour les intrigues. Je t’ai fait croire que je quittais la cours de Satan pour toi, alors que j’étais à l’époque son Favori, mais au fond, c’était pour lui, comme je lui avais expliqué : j’étais trop vieux par rapport aux autres qui n’étaient que les descendants de ceux avec qui nous étions tombés.

Pour toi, par contre, j’ai quitté l’armée… Je n’ai jamais regretté mon choix. Mais entre m’exiler à Gomorrhe et changer de métier, forcément, je n’avais plus besoin d’être autant sur la défensive, incisif. Mais ça, mon bel esclave, tu n’en sais rien…


Description Physique


Je me redresse en silence du lit où tu pleures encore. Comme à chaque fois, en fait, malgré les années, les décennies, les siècles que tu m’appartiens. Peut-être ai-je été trop brute avec toi ? Au début, j’ai pourtant essayé d’être tendre… Je fixe tes cheveux blancs comme neige, me souviens de l’époque où nous jouions à tresser nos cheveux ensemble, et où notre seule différence physique résidait dans nos yeux. Les tiens, d’un bleu glace, tranchaient parfaitement avec l’ambre liquide de mon regard.

Ta peau, elle, a gardé sa blancheur immaculée, ton corps délicatement musclé est à présent plus petit que le mien. Seule différence de l’époque où nous étions au Paradis ensemble, tes ailes noires comme l’encre, comme le furent les miennes à une époque…

Je ne me souviens plus réellement de l’époque où j’étais déchu. A quoi ressemblai-je ? Etais-je une copie de toi ? Qu’importe. Il me suffit à présent de me regarder dans la glace pour savoir ce que je suis.

Sur ma peau légèrement tannée ressort à peine la marque, noire depuis longtemps déjà, qui me désignait comme le Favori de Satan. Quelques écailles précèdent la naissance de ma queue reptilienne, puissante, avec laquelle je peux sans mal attraper et soulever des charges. Elles sont sombres, aux reflets rougeoyants, tout comme l’est mon appendice caudal.

Si l’on suit en remontant ma colonne vertébrale, on tombe bien vite sur la naissance de mes deux ailes, membraneuses. J’ai rêvé que nous volions encore ensemble, mais tu me l’as toujours refusé.

La guerre contre les anges a laissé sur mon corps de fines cicatrices, presque invisibles avec le temps passé, mais j’ai tenu à conserver ma forme. Je n’étais, déjà dans l’armée, pas un guerrier particulièrement musclé. J’ai refusé de devenir une frêle brindille avec le temps.

Mes mains, d’ailleurs, n’ont jamais été celles d’un guerrier, je le sais bien. Plus à l’aise avec de fins ciseaux de jardinier que des armes, je n’ai cependant jamais hésité à foncer dans la bataille. Mais les poignards que j’utilisais n’ont pas laissé de cals dans mes mains, et mes ongles qui ressemblent plus à des griffes, par leur dureté et leur capacité de perforation, n’ont plus connu le plaisir d’arracher les yeux les ennemis depuis bien longtemps…

Je secoue la tête, me tourne à nouveau vers toi. Tu ne pleures plus, les crises ne durent jamais bien longtemps. Et bientôt, tu espéreras encore retrouver l’ange que tu as connu sous le démon que je suis. Nous le savons tous les deux, mais je suis las de ce jeu. Je préfère me tourner vers le miroir pour contempler mon visage alors que je me recoiffe.

Au moins, je n’ai pas besoin de maquillage pour faire ressortir mon regard d’ambre. Mais j’aime parer mes cheveux, qui courent jusqu’au milieu de mon dos, de différents bijoux. Ils ne sont plus blanc comme neige, mais dans les bruns chaleureux, à tel point que les reflets rouges n’en sont plus, et quelques unes de mes mèches ont la couleur du sang. Au minimum, je sépare mes cheveux en deux masses que je ramène sur mon torse pour les nouer, légèrement en dessous de mes clavicules, avec des attaches d’or.

J’enfile ensuite mes vêtements, sans me presser. Des couleurs beiges, des pièces taillées directement dans des fourrures, même si je laisse généralement des parties de mon corps libre. Pour mes ailes, par exemple, ou encore parce que je trouve ça particulièrement désagréable d’avoir la queue serrée dans un pantalon mal taillé. Aussi je n’hésite pas à porter des pagnes finement ouvragés, vu que je suis pieds nus lorsque je suis chez moi…

Je passe enfin à chacune de mes chevilles deux bracelets d’or, qui teintent élégamment lorsque je marche. Je peux bien sûr ne faire aucun bruit avec, mais j’aime me faire bercer par mes propres pas. Je fais attention, cependant, à ne pas faire de bruit lorsque je m’approche de toi. Tu sursautes lorsque je te retourne sur le dos, et je me perds un instant dans tes yeux, que le rougissement dû aux larmes rend presque irréels. Tu te crispes lorsque je t’embrasse, mais je souris.

“Je reviendrai bientôt, Ofëan.”

Histoire


Lorsque l’on me parle du Paradis, c’est toujours ma chute qui me vient à l’esprit. Cette douleur intense qui me vint lorsque ma lumière fut arrachée, la peur, l’incompréhension, le désespoir, aussi. Certains de ces sentiments étaient présents, déjà, lorsque Lucifer nous avait précédé. Et ces deux souvenirs sont si forts qu’ils oblitèrent le reste…

Pourtant, quand je me concentre, j’arrive à me rappeler de ma famille. Des visages aimants, certainement. En réalité, mes seuls souvenirs de cette époque sont liés à toi. Ofëan, de deux décennies mon cadet. Autant dire que nous avions grandi ensemble, que nous étions inséparables. Je me souviens m’être tourné vers les soins, alors que toi t’étais focalisé sur les arts. Cela n’a pas duré longtemps.

Je me souviens aussi de la peine que j’avais ressentie lorsque tu n’avais pas voulu écouter les idées de Lucifer. Elles étaient la vérité, pourquoi ne l’avais-tu pas vu ? Mais cela t’a permis de rester au Paradis, alors que pour ma part, je chutai…

Les premiers temps furent durs, comme tu peux l’imaginer. Aucun ange, même déchu, ne devrait avoir à vivre en Enfer, mais cela signifiait la liberté. J’étais heureux d’être parmi ceux que Lucifer avait choisi, et j’acceptai sans hésiter de devenir un démon. Peut-être n’avais-je, en réalité, pas le choix, mais c’était ce que je voulais du fond du coeur…

Il fallut du temps pour mettre en place la société qui serait la nôtre. Lucifer devenu Satan avait posé les bases de la Géhenne, et nous avait changé… C’était à présent à nous de nous adapter. Nous pouvions survivre. Là où les anges déchus que nous étions étaient condamnés, nous, démons, nous allions y arriver.

Nous nous fîmes peu à peu des places, la société réussit à fonctionner. Je finis par découvrir la luxure dans les bras de celui-là même que j’avais suivi, appris à manier mes nouveaux pouvoirs. Je commençai aussi à me détacher des valeurs qui furent les miennes. Ce fut délicat, long, douloureux. Mais j’y arrivai. Peut-être moins bien que les autres, tout dépendait. Mais rien n’était plus exaltant que créer une société qui nous plaisait. A l’image de Satan, certes, mais j’étais grisé par ce sentiment nouveau de liberté…

Pendant que la Géhenne grandissait et s’épanouissait, j’appris à me servir de mes nouveaux pouvoirs, à manier les ténèbres qui ne guérissaient plus réellement, à utiliser mon nouveau pouvoir lié à la terre pour, par contre, aider les plantes fragiles qui poussaient ici bas à prendre de la vigueur. Je fis des drogues mon passe-temps autant que mon gagne-pain.

Je ne pris pas d’épouse, me contentant d’amants ou amantes. Je laissai certainement quelques bâtards derrière moi, et certains me furent présentés. En bon démon, j’aurais pu les tuer. En bon habitant de la Géhenne, que j’avais conscience de devoir peupler, je ne reconnus simplement pas les enfants.

Je finis, comme tous les Seigneurs démoniaques, à avoir une bonne place dans la Géhenne. Et lorsque les guerres commencèrent, je n’hésitai pas, même si je n’avais jamais été un guerrier, pour le plaisir de me battre aux côtés de Satan et l’envie de détruire ceux qui gardaient absolument les yeux fermés. Ceux qui avaient été nos frères, et qui n’étaient plus rien pour nous...

La guerre prit le pas sur ma passion pour le jardinage, et je réussis même à devenir lieutenant colonel de la IV° légion. Je n’étais pas le meilleur, mais je volais et je n’hésitais pas à user toute ma furie contre nos ennemis. Les blessures ne me faisaient pas peur

Le combat entre Satan et les trônes aurait pu marquer la fin de ma carrière de soldat, car lorsque j’appris que Satan ne pourrait plus se battre à nos côtés, je passai un long moment à pleurer. Certainement ne l’apprit-il jamais, peut-être, comme rien ne lui échappait dans son domaine, en fut il conscient. Mais au lieu de me laisser abattre, je prêtai allégeance au nouveau Seigneur de Guerre et continuai à combattre pour lui.

Des années passèrent, des siècles qui se transformèrent en millénaires et peu à peu nos premiers frères mourraient. Ceux qui avaient été transformés en démons dans les premiers… Peut-être fut-ce pour cela que Satan me choisit lorsqu'il décida d'avoir un Favori, peut-être fut-ce parce qu’il aimait les guerriers. Nous étions les survivants d’une ère qui tombait peu à peu dans l’oubli… Et je savais ce que cela signifiait, au fond, mais je ne pouvais m’y résoudre.

Puis tu es arrivé.

Nos regards se sont croisés alors que je faisais un tour au marché, cherchant un cadeau pour un amant du moment. Tu ne me reconnus pas, mais moi, j’aurais été incapable de t’oublier. Malgré tes ailes noires, malgré la peine qui alourdissait tes traits, tu étais toujours aussi parfait qu’à l’époque où nous tressions ensemble nos cheveux. La surprise parut dans tes traits lorsque je t’appelai par ton prénom, mais cette fois encore, tu ne me reconnus pas.

Je t’achetai sans lésiner sur le prix, sans chercher à marchander. Le trafic d’anges ne me dérangeait pas, et je n’allais pas essayer de négocier, ça aurait été rabaissant pour moi. Je te ramenai sans rien dire chez moi, impatient de pouvoir enfin discuter avec toi. Je voulais savoir comment d’un ange innocent que je connaissais tu étais passé à cet Archange déchu, mais cela se voyait que tu souffrais encore de la transformation.

Une fois dans mon manoir, je congédiai mes domestiques et te conduisis dans mes appartements, te plaçant une couverture chaude sur les épaules et une tisane de ma confection dans les mains.

“Ofëan, je… tu ne me reconnais pas ?”

J’avais parlé doucement, et ton visage se troubla. Je m’en souviens encore parfaitement, comme du fait que mon coeur tambourinait dans ma poitrine. Je me sentais vivant comme jamais, heureux… Puis tu me reconnus. Tu leva la main vers mon visage et caressa mes traits, les doigts tremblants.

“Feydroël…”

Je me figeai à entendre mon ancien nom sur tes lèvres, et un sourire douloureux étira les miennes. Je vins aussi te caresser le visage, hochai la tête, simplement. Et tu te jetas dans mes bras en pleurant. Tant pis pour la tasse qui vint se briser au sol, je te serrai contre moi, la gorge nouée. Je te caressai les cheveux, je te murmurai des mots tendres et rassurants. Puis je te pris sur mes genoux et te laissai de blottir contre moi, mes doigts parcourant sans cesse tes épaules froides pour te calmer. Puis, lentement, je te fis parler, pour savoir pourquoi. Pourquoi maintenant, après tant de millénaires ?

Cela me prit du temps, car tu étais renfermé sur toi-même et je te faisais peur. Mais au bout de plusieurs mois, je réussis à t’apprivoiser. J’avais quitté l’armée pour toi, pour te prouver que je voulais changer et me focaliser sur toi. Je ne te parlais pas de mes rapports avec Satan, de ma place de Favori. Je te conservai bien à l’abri dans une petite bulle, et tu ne voyais que moi.

Je finis donc par apprendre que tu n’avais simplement plus cru en toi, regrettant au fond de moi que tu croies toujours en Dieu. Qu’il ait toujours ta confiance… Tu ne te sentais simplement plus à ta place au Paradis, alors que tu avais assisté à nos chutes, à celles des suivants, sans pouvoir rien faire. Et j’eus un fol espoir, en te voyant ainsi. Si tu ne voulais plus être un ange, alors… Je cédai à une impulsion et pressai mes lèvres contre les tiennes. J’en avais rêvé depuis que je t’avais revu, mais je ne voulais pas te presser.

“Je supplierai Satan de te transformer en démon, alors. Je ne souhaite que ton bonheur, Ofëan… Reste avec moi pour l’éternité.”

Mon regard brillait d’amour pour toi, mais toi… Toi tu avais l’air horrifié. Et toi qui détestais la violence, avant, tu me giflas de toutes tes forces, me faisant crier de surprise et de douleur. Et tu hurlas que jamais tu ne deviendrais un monstre comme moi.

Je ne perds que très rarement le contrôle de mes émotions, mais là, je fondis sur toi. Tu m’avais fait de la peine, tu m’avais rejeté en bloc… Je te maintins facilement au sol, et pris ce que tu aurais dû m’offrir. Après tout, tu n’avais aucune famille là bas, aucune âme soeur… Ca aurait dû être moi.

Lorsque je te laissai enfin seul, repus de toi, tu sanglotais sans rien dire. Regrettais-je mon geste ? Pas réellement. Mais j’aurais préféré te montrer mon amour autrement. Je me promis de ne plus jamais te violenter, de ne plus jamais te faire saigner en t’étreignant. Mais ces mots ne furent d’aucun réconfort pour toi…

Peu à peu, je savais que tu t’habituerais à moi. Tu verrais que j’étais celui que tu aimais, que le destin nous avait réunis. Je n’hésitais pas à te répéter que je t’aimais, que je n’aimerais personne d’autre que toi…

Mais toute ma vie ne tournait pas autour de toi. Et même si je décidai de quitter la Géhenne soi-disant pour toi, alors que j’étais toujours le Favori de Satan, je le fis avant tout pour lui, en lui expliquant mes raisons. J’étais trop vieux, simplement, pour faire encore partie du paysage politique. Je commençais à avoir un certain poids, parce que les parents des actuels Seigneurs démoniaques me connaissaient déjà, et je ne souhaitais pas cela. Je ne craignais pas réellement pour ma vie, mais je préférai me retirer.

Je vendis mes possessions, bien décidé à ne plus jamais revenir dans cette ville, et m’installai à Gomorrhe. Je vécus mal l’extinction de sa marque sur moi, mais tu ne t’en rendis pas compte, bien sûr. Et pendant de nombreuses années, je ne fis que m’occuper de toi. Bien sûr, je continuais à gagner ma vie en proposant différentes drogues aux marchands qui s’occupaient de les vendre aux nobles de la Géhenne, mais je me focalisais sur toi…

Et pourtant, tu ne me rendis jamais mon amour. Pourtant, je t’aimais. Je t’aimais comme un ange peut aimer, absolument, irrationnellement. Plus rien ne comptait que ton bonheur… Peut-être que passer mes nuits avec toi n’était pas le meilleur moyen de te le montrer. Mais je reste un démon, malgré tout…

Mais à force, mon amour finit par se tarir. J’avais besoin de soutien aussi, d’affection. Et notre relation était bien trop tordue pour que j’en aie une réelle satisfaction. Tu ne m’apportais que le reflet de ce que j’étais devenu, et je n’étais que celui de ce que tu pensais être ton échec. Tu n’as rien dit lorsque je t’annonçai que j’allais me marier. J’aurais voulu que tu réagisse, pourtant. Que tu m’en empêche… Et finis par te le hurler, d’ailleurs, blessé que tu n’en aies rien à faire.

“Ce sera bien la seule chose normale que tu auras fait depuis que je suis là.”

Cela aussi, ça m’avait fait pleurer. Et tu n’en sus jamais rien. Je te boudai un temps, mais tu y vis certainement des vacances, bien que parfois tu viennes lire dans la salle où j’étais. Et quelques années plus tard, une épouse vint dans la maison. Notre union fut stérile, je n’y arrivais tout simplement pas. Et, de peur qu’elle parle de mon ancien amour pour toi, de ce blocage, je finis par la tuer. Ce n’était qu’une femme, après tout…

Je repris alors mes droits sur toi, te remettant à la place que devait avoir un ange dans la maison d’un démon. Je repris une vie normale, les amants défilant dans mon lit et les orgies de Gomorrhe me voyant toujours présent. Je me guéris de toi, de siècles en siècles, et pris une seconde épouse.

Elle était bien plus jeune que moi, bien sûr, à peine 300 ans lorsque je l’épousai. Mais du moment qu’elle acceptait sa place au sein de ma maison, cela m’allait. Agahith ne disait rien, elle présentait bien, et finit même par me donner un premier enfant. Une fille, Isvahi, et plus de deux siècles et demi plus tard un fils, Arventh.

Je comptais continuer à vivre à l’écart de la Géhenne, heureux ainsi. J’avais une famille, un héritier, surtout, si jamais malheur m’arrivait, et une fille à placer. Je reçus l’invitation au Bal, mais ne m’y rendis pas. Je ne voulais pas me montrer… Peut-être fut-ce un tord. J’appris peu après ce qui s’y était passé, le massacre. Et je compris parfaitement ce qui avait eu lieu…

Un moment, je caressai l’espoir que Satan rallume ma marque. Il aurait suffi de cela pour que je vienne le voir. J’aurais été là dans les heures qui auraient suivi, mais je le connaissais suffisamment pour savoir qu’il ne le ferait pas. Alors je décidai de revenir. Pas immédiatement, bien sûr, mais depuis ces évènements, je prépare mon retour à la Géhenne.

Officiellement, c’est pour ma fille à marier. Après tout, je ne peux lui trouver un prétendant digne de ma famille sans être sur place. Mais je préfère prendre mes précautions. J’ai pris contact avec Ezhryan, parlant avec franchise avec lui quant à mon inquiétude des évènements du bal et, également, mon envie de marier ma fille. Après tout, on ne se replonge pas dans la politique après 12 millénaires d’absence comme on reprend le cheval…

Mais à présent, on me voit régulièrement à la Géhenne. Les réceptions, dans les marchés, à discuter avec des nobles pour l’achat d’un manoir… Mon retour sera pour bientôt, et à ce moment là, je reprendrai place aux côtés de Satan, pour le servir au mieux de mes capacités actuelles...


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Maître de cérémonie de Satan
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Situation:
Maître de cérémonie de Satan
MessageSujet: Re: Plantes et luxure   Lun 12 Jan 2015 - 16:35

Une bien belle fiche, comme toujours, et un démon mignon à croquer ♥
(Ou à se faire croquer, mais bref...)

Rien à redire, pour Voly'an comme pour moi, donc te voilà validé ! o/

Amuse-toi bien sur le forum ♥

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